Un VisionBoard pour rester centré et atteindre ses objectifs

Un VisionBoard pour rester centré et atteindre ses objectifs
un bureau avec du matériel pour créer son visionboard

Pour la troisième année consécutive, je prépare ma nouvelle année avec un VisionBoard. En français, on parle plutôt de tableau de visualisation, même si le terme anglais s’est largement installé dans notre vocabulaire. Ce qui était au départ un simple test est devenu, au fil du temps, un véritable rituel. Un moment à part, que je m’accorde pour faire le point, me recentrer et poser des intentions claires pour la suite.

Créer mon VisionBoard est devenu, avec le temps, un vrai moment de recentrage, dans la continuité de cette envie de ralentir et de sortir de la course dont je parlais déjà dans un article précédent.

Qu’il soit numérique ou physique, le VisionBoard peut devenir un vrai support d’ancrage… à condition d’être pensé avec intention et réalisme. Il existe mille façons de le créer, du plus simple au plus élaboré, mais pour moi il représente avant tout un travail en profondeur : un espace pour clarifier mes envies, revisiter mes objectifs et remettre du sens là où j’en ai besoin.


Qu’est-ce qu’un VisionBoard et pourquoi l’utiliser ?

un visionboard accroché au mur

Un VisionBoard est la contraction de deux mots : Vision et Board. La traduction française est assez parlante : il s’agit tout simplement d’un tableau de visualisation. Le principe est simple : rassembler, sur un même support, des images et quelques mots qui représentent ce que l’on souhaite vivre, créer ou atteindre.

Ces images deviennent ensuite un point d’appui pour la visualisation. On les regarde, on s’y projette, on ressent ce qu’elles évoquent. On choisit donc des visuels qui reflètent nos objectifs, nos envies, nos valeurs, parfois même des sensations ou des états d’esprit.

De mon côté, j’en crée un chaque année, mais un VisionBoard peut très bien être pensé pour plusieurs années, pour une saison précise ou pour un projet en particulier. Il est aussi possible d’en avoir plusieurs, selon les sphères de vie (personnelle, professionnelle) ou selon les projets (un voyage, un mariage, une rénovation, un changement de rythme…).



Les bienfaits de la visualisation et la science derrière le VisionBoard

La visualisation, ce n’est pas seulement “rêver les yeux ouverts”. En neurosciences et en psychologie, on parle d’imagerie mentale : notre cerveau est capable de créer des images intérieures très vivantes, qui activent des zones cérébrales proches de celles sollicitées lorsque l’on vit réellement une expérience (imagerie mentale).

Autrement dit, visualiser une situation engage déjà notre cerveau dans l’action. Une étude menée à l’Université de Liège montre d’ailleurs que l’imagerie mentale peut renforcer la motivation et l’engagement envers des objectifs, même lorsqu’ils sont pensés sur le long terme (Université de Liège – Matheo). C’est exactement ce que permet un VisionBoard : relier une vision claire à des émotions positives, ce qui facilite ensuite le passage à l’action.

L’imagerie mentale est également utilisée en psychologie clinique. Elle fait partie de certains outils thérapeutiques pour apaiser l’anxiété, transformer des schémas de pensée négatifs et renforcer le bien-être émotionnel (Ceschi & Pictet – Imagerie mentale et psychothérapie, Cairn).

Les bienfaits souvent associés à la visualisation

Sans promettre de miracles, la visualisation peut apporter plusieurs bénéfices concrets :

  • Réduction du stress : des pratiques comme l’imagerie guidée, où l’on visualise des lieux ou des scènes apaisantes, sont reconnues pour favoriser la détente et diminuer l’anxiété (guided imagery – Verywell Health).
  • Renforcement de la confiance : se voir mentalement réussir un projet ou atteindre un objectif permet de “préparer” l’esprit, rendant l’action plus fluide et plus naturelle.
  • Activation de ressources internes : la répétition mentale stimule la motivation, la créativité et la mémoire émotionnelle. Le VisionBoard agit alors comme un rappel visuel de ce qui compte vraiment.

À garder en tête : les limites

La visualisation n’est pas magique, et c’est important de le dire.

En résumé, le VisionBoard fonctionne lorsqu’il s’inscrit dans un alignement entre intentions, émotions et actions concrètes.



Comment créer son VisionBoard étape par étape

Il existe une multitude de façons de créer un VisionBoard. Je vais ici vous partager la mienne, qui a évolué au fil des trois dernières années et qui continuera sûrement à s’affiner.

des ciseaux et des magazines pour faire un visionboard physique


1. Faire le point sur ses anciens objectifs

Je ne pars généralement pas de zéro. Ma première étape consiste à revoir mes anciens VisionBoards. Je regarde ce qui revient régulièrement, ce que j’ai accompli, ce qui est toujours présent et ce qui a perdu de son importance. Je prends des notes, sans jugement.


2. Laisser émerger ses idées et inspirations

Ensuite, je passe par Pinterest. J’ai créé un tableau intitulé simplement VisionBoard, dans lequel j’épingle, tout au long de l’année, les images qui me parlent. Elles peuvent rester plusieurs années ou être supprimées si elles ne font plus sens.

Si vous partez de zéro, je vous conseille un brainstorming sur papier : notez tout ce qui vous vient à l’esprit quand vous pensez à ce que vous souhaitez vivre ou créer. Petit ou grand, concret ou abstrait, personnel ou professionnel : tout a sa place à ce stade.

3. Clarifier et prioriser ses intentions

Après cette décharge mentale, je prends le temps de sélectionner ce qui est le plus important pour moi. Je regroupe parfois certaines idées, et je distingue souvent les concepts (par exemple : le sport, le voyage, le calme) des phrases ou intentions.

Je choisis ensuite un à trois éléments centraux, ceux qui prendront plus de place visuellement sur mon VisionBoard, puis je liste les éléments secondaires.


4. Choisir des images qui font sens et sont réalistes

C’est souvent la partie la plus délicate. Je cherche des images qui font sens et qui me semblent réalistes. On peut viser haut, bien sûr, mais je crois beaucoup à la puissance des objectifs atteignables. Chaque palier compte.

J’essaie aussi de garder une cohérence visuelle : une palette de couleurs, une ambiance, parfois même un VisionBoard en noir et blanc. Et si l’esthétique ne vous parle pas, ce n’est pas grave : l’essentiel reste le sens.

5. Assembler son VisionBoard : version physique ou numérique

Dernière étape : l’assemblage.

En version physique, une feuille, de la colle et quelques stylos suffisent.

En version numérique, j’utilise selon les envies Canva, Pinterest, ou parfois des outils plus avancés comme Photoshop ou Affinity. PowerPoint ou Word fonctionnent très bien aussi.

Personnellement, j’aime décliner mon VisionBoard en deux formats : paysage et portrait, afin de pouvoir l’utiliser en fond d’écran sur mon téléphone ou ma tablette. Le voir régulièrement m’aide à rester connectée à mes intentions.

Conclusion : un outil pour rester centré et avancer dans ses projets

Le VisionBoard est un outil profondément personnel. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de le créer. L’essentiel est qu’il vous parle, qu’il vous ressemble et qu’il vous donne envie d’y revenir.

Ce n’est pas un objet magique, mais un support d’alignement. Un rappel visuel de ce que vous souhaitez nourrir, construire et faire grandir.

Et parfois, c’est déjà énorme.

un coucher de soleil paisible avec un oiseau qui s'envole


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